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El blog de Proyecto áSILO

De l´art, de l´or de la poubelle

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POST 3

Casterllano – Français

Dans la ville de México, on observe un nombre de plus en plus important d´initiatives de jeunes qui, s´appuyant sur les valeurs de participation sociale et de développement durable, proposent des solutions adaptées aux problématiques locales, dans le but d´améliorer le contexte dans lequel nous vivons. Le thème de la production des déchets fait partie de ces problématiques qui rendent malade la Grande Tenochtitlán (nom préhispanique de la ville de México) du 21ème siècle, où un habitant produit en moyenne chaque jour plus de 1,4 kg de déchets (Inventaire des résidus solides du District Fédéral 2010 ; Ministère de l´environnement), et où se recycle moins du tiers. Dans une ville qui « supporte » plus de 8 millions d´habitants, faites le compte. Déchets et Créativité sont deux éléments très présents dans la réalité mexicaine d´aujourd´hui. Le problème soulevé par la question des déchets, reflète le manque de conscience face à la pollution que leur non traitement entraîne pour l´environnement, résultat fatal de la sur consommation d´objets et matériaux dont la durée de vie utile se calcule en minutes, jours ou mois, alors que leur totale disparition peut aller jusqu´à des dizaines d´années. La créativité est une des principales caractéristiques du peuple mexicain et démontre cette capacité d´imaginer des solutions pour résoudre des problèmes de la vie de tous les jours et ce, souvent à partir de presque rien. Le projet Mexiclarte nait de cette double observation et du besoin de sensibiliser le public sur l´existence d´alternatives viables ; comme par exemple la culture du recyclage et la consommation responsable, ce afin de freiner l´accumulation de déchets, qui mettent en danger notre présent et futur en ce qu´elle affecte la qualité de l´environnement duquel nous dépendons.

Le projet Mexiclarte se définit fin 2102, depuis la ville de México avec l´objectif premier d´identifier les propositions de recyclage créatif dans et autour de México city. La première phase consiste à réaliser des micros reportages sur les personnes qui explorent le potentiel du « résidu », depuis une perspective relativement artisanale et dans toutes les disciplines. Que ce soit à des fins artistiques, socio-éducatives ou encore architectoniques, ces activités rentrent plus largement dans la catégorie « upcycling » ; ensemble des procédés par lesquels on transforme un déchet matériel ou un produit en apparence inutile en un nouveau matériau ou produit de qualité ou d’utilité supérieure. Ces alchimistes modernes transforment non pas le plomb en or mais déchet en objets de valeur ; les bouteilles en plastiques en lustres, de vieux tee-shirt en d´uniques tapis ou encore des pneus en d´originaux fauteuils etc. Héros anonymes des temps modernes qui proposent des solutions locales et viables au problème de la poubelle. ¿Les graines du changement ?

LOCATL

Depuis le début des micros reportages, à travers la récolte de matériel photographique et audio, nous avons identifié des designers, des artistes, des architectes, des musiciens et même une communauté qui nous ont démontrés avec art et génie que tout peut-être mis à profit, transformé et que la poubelle n´a pas lieu d´être.

Le projet Mexiclarte prétend créer d´une part, un réseau de professionnels du recyclage créatif, ainsi que la diffusion et promotion des initiatives présentées sous forme de revue digitale et d´expositions et créer d´autre part, des actions visant à sensibiliser le public au travers d´activités de promotion ; grâce à l´organisation d´expositions, d´échanges et de festivals, de formation ; avec la mise en place de tables rondes, d´ateliers, de cours, de rencontres ou encore de séminaires en lien avec le recyclage créatif et les thèmes ayant à trait au développement durable en milieu urbain. Les membres du réseau en contre partie de l´accès à des espaces de diffusion et de promotion (revue et galerie) de leurs œuvres et de leur travail, prendraient part aux activités et programmes de sensibilisation du public, en assurant par exemple, l´animation des ateliers et autres activités liées à leurs thèmes d´intérêt. Mexiclarte repose sur le respect, la mise en pratique et la diffusion de valeurs telles que la responsabilité sociale, économique et environnementale, dans le but de participer au réveil des consciences et au développement durable local et national de Mexico.

À l´heure actuelle, nous en sommes à l´étape de constitution de l´association, de création d´une page internet et depuis peu en collaboration avec un collectif mexicain qui se consacre au recyclage créatif. Marianela, architecte d´intérieur et Enrique, artiste visuel et sculpteur, fondateurs de rECOlectivo y Meu Ecomuebles, nous ont offert d´unir nos efforts pour développer ensemble des activités autour d´un espace multi fonctions ; galerie, atelier, bureau, baptisé Locatl, du nom de l´artiste mexicain docteur Atl, dont porte le nom la rue où se situe l´espace. Situé dans le quartier de Santa María de la Ribera, le Locatl est déjà ouvert et propose déjà différents types d´activités ; ateliers de créations, conseils, exhibitions d´objets « upcycled » uniques et événements culturels et musicaux de qualités pour n´en citer que quelque uns. Il n´est pas rare que s´organise le dimanche un brunch au locatl, accessible par tous, excellent prétexte pour discuter entre voisins, passants et autres invités du jour autour d´un bon guacamole et d´une petite grillade le tout accompagné d´une salade organique fraichement coupé par nos voisins de mi verde morada.

 Le potentiel du déchet : Depuis que nous avons débuté les micros reportages sur ces personnes, en recompilant du matériel audio visuel, nous avons identifié des designers ; comme par exemple Thierry Jeannot, qui transforme des bouteilles en plastiques en incroyables lustres. 

La basura no es basura

Mais il y´a aussi des artistes, des architectes, des musiciens, des ingénieurs et même une communauté ; un groupe de femmes otomi ; groupe ethnolinguistique du Mexique, qui confectionnent des sacs ou Buxas en otomi, à partir de chutes de tissus. Ces initiatives nous démontrent que tout peut être réutilisé, transformé et finalement que la poubelle n´a pas de raison d´être.

Fundación tláloc

Proyecto áSILO

Rédigé par:  Alexia

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